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Une batteuse multicéréale de microentreprise solidaire pour Wompou en Mauritanie

  • Contexte et localisation du projet

Le village se situe dans la région de Guidimakha, à 70km de la ville de Sélibaby, la capitale régionale, sur la rive du fleuve Sénégal. La quasi-totalité de la population est constituée d’agriculteurs éleveurs sédentaires. Malgré les richesses potentielles importantes dans le domaine de l’agriculture (terres abondantes et fertiles, disponibilité de l’eau du fleuve Sénégal et des marres), l’émigration vers les villes de Dakar ou de Nouakchott et surtout vers l’étranger (la France en tout premier lieu) touche particulièrement les jeunes qui en font une priorité.

Le village dispose d’un périmètre de 60 hectares de riziculture mis en place par l’État mauritanien au bord du fleuve. Ce périmètre est divisé en 240 parcelles d’un quart d’hectare répartis entre les familles ayant souscrit (1 à 4 parcelles par famille). Ces dernières participent aux frais de fonctionnement (carburant, technicien pour près de 50€/parcelle/saison de récole).

Malgré le potentiel de ce périmètre, l’exploitation reste manuelle. Avec une récolte au hasard et un traitement rudimentaire post-récolte, les pertes peuvent aller jusqu’à 35 %. Elles sont encore aggravées si le battage est inefficace. Le battage manuel nécessite beaucoup de main-d’œuvre et la batteuse à riz élimine l’une des tâches les plus pénibles pour les femmes et les enfants.

  • Objectif :

L’objectif du présent projet est d’apporter une solution au problème de la post-récolte (le battage). Pour ce faire, l’association ReVEIL en France a mobilisé un collectif de 11 familles de migrants du village en France pour les accompagner dans la mise en place d’activité agricole génératrice de revenus pour leurs familles au village. Il s’agit de d’initier un modèle de micro-entreprise communautaire sur la chaine de la post-récole de la riziculture du village. L’installation de la batteuse constitue une première étape et permettra de :

  • augmenter le rendement des récoltes par un battage mécanique tout en réduisant la pénibilité du travail manuel de battage
  • créer une activité génératrice de revenus pour les familles tout en faisant économiser aux migrants le financement des frais de battage (en moyenne 150€ par famille par saison)
  • les économies réalisées permettront de financer d’autres activités de la chaine de valeur de la post-récole (décortique, moulure)

 

  • Bénéficiaires

Les bénéficiaires directs sont :

  • 65 membres de la coopérative de familles Bandiougou (y compris les 11 migrants) qui tirent désormais avantage de l’installation de la batteuse
  • les exploitants des 60 hectares (240 parcelles) du village qui bénéficient de l’impact du projet
  • les cultures de céréales du village : Mil (pendant la saison de pluie et Maïs (sur la décrue du fleuve)

 

Les bénéficiaires indirects sont :

  • La population du village : près de 5000 habitants qui bénéficiera de l’impact du projet
  • Les migrants de plusieurs villages qui comprendront leur potentiel économique à créer des activités économiques génératrices pour leurs familles dans les zones rurales

 

  • Mise en œuvre et fonctionnement :

Le modèle de batteuse choisi nécessite peu de technicité. A l’issue de l’achat et de l’installation, une équipe de gestion constituée de 4 jeunes (2 garçon, 2 femmes) sera formée au fonctionnement et à la gestion de la batteuse. Ces 4 jeunes sont déjà les relais entre les 11 familles de migrants et leurs familles dans le village.  Ils constituent le comité de gestion pour toute activité que les 11 familles de migrants mettent en place dans le village. Le comité est présidé par un ainé, ancien migrant retraité retourné au village.

Le présent projet permettra de renforcer leur capacité par la formation avec les rôles suivants : une trésorière, deux opérateurs (conducteurs, maintenance), une contrôleuse.

Le président du comité de gestion occupe ses fonctions bénévolement. Quant au 4 jeunes opérateurs, ils seront rémunérés, ils seront rémunérés sur les recettes mensuelles de la batteuse comme suit :

  • 2 opérateurs (conducteurs/maintenance) : 15% chacun
  • 1 trésorière : 5%
  • 1 contrôleuse : 5%

Investissement

    • Achat et transport de la batteuse : 6200€
    • Installation, formation : 500€
  • Soit un budget Total de : 6700€
  • Résultats / Recettes annuelles :

 

Le comité de gestion a déjà déterminé les prix à appliquer au battage : 1 sac de 50 kg de riz sera battu pour 20 MRU (soit environ 0.5€).

Recettes annuelles tirées du périmètre riziculture (2 saisons par an) :

    • 240 parcelles (0,25 hectares par parcelle)
    • 45 sacs par parcelle
    • 10 800 sacs battus par saison

 

  • Soit une recette, pour 2 saison de riziculture par an :
  • 5 400€ (10 800 sacs X 0,5€) par saison
  • 10 800€ l’année pour 2 saisons de l’année

 

Les recettes générées par le périmètre riziculture permettent à elles seules de rembourser l’investissement après 1 an de fonctionnement (2 saisons), de couvrir les frais de maintenance et d’entretien du battage, de rémunérer les 4 jeunes du comité de gestion. En y ajoutant le battage d’autres céréales le long de l’année (mil, maïs), à partir de la 2ème année, le surplus permettra de développer d’autres activités autour du projet (décortiqueuse, commercialisation).

Le projet permettra de faire économiser également aux migrants membres près de 150€ par famille par saison (soit 1650€ pour les 11 familles membres du projet).

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